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Je m’interroge sur le désengagement de l’Etat à propos de la recherche

François Hollande avait promis de sanctuariser la recherche, il fait tout le contraire !

J’ai pris la parole au Conseil Régional pour dénoncer le nouveau reniement du gouvernement sur la recherche en se désengagement de cette compétence. L’Etat n’arrive plus à faire, alors il ne fait plus !

Bien que nous en soyons habitués, voilà deux sujets et non pas des moindres sur lesquels l’Etat souhaite, une fois de plus, se désengager.
Force est de constater que par excès d’amateurisme, l’Etat n’arrive plus à faire, alors il ne fait plus.
Tout d’abord et vous l’avez entendu, le désengagement de l’Etat se matérialise par un retrait de 256 millions d’Euros aux Universités et aux principaux organismes de recherche.
Voilà une véritable décapitation des crédits dédiés à la recherche et à l’enseignement supérieur quand on sait que cette somme représente un quart du budget global.
Mais rassurez-vous chers collègues, François Hollande a fait de l’effort de recherche ce qu’il fait de sa réélection, une priorité nationale.
Qui dans cette assemblée peut affirmer qu’une telle baisse ne viendra pas assommer l’effort de recherche dans notre pays, (encore hautement réputé aujourd’hui) ?
Voilà un reniement de plus de la parole de François Hollande qui disait sanctuariser le budget recherche il y a un encore an.
Nous ne manquerons pas de lui transmettre la tribune en date de lundi rédigée par 7 prix nobel qui affirment que les incidences sur le financement des projets de recherche seront désastreuses et craignent je cite « un suicide scientifique et industriel », rien de moins !
Le deuxième sujet porté par ce vœu, c’est la remise en question de la gouvernance et des moyens affectés aux Pôles de Compétitivité.
Si l’Etat considère que l’animation des pôles doit aller aux Régions, nous refusons que cela soit un prétexte pour porter atteinte au budget l’année précédant le transfert de compétence.
Par ailleurs, il serait insupportable que les Régions soient demain les seuls financeurs.
Est-il possible d’affirmer que les pôles de compétitivité pourront fonctionner normalement alors que l’Etat ampute ses aides aux pôles et que ces pôles se tourneront vers les Régions qui en assureront demain le pilotage ?
Il n’en demeure pas moins que si demain l’Etat se retire, nous avons à ce jour aucune espèce d’information et nous demandons une clarification au plus vite.
Nous pouvons entre autre être fiers dans notre région Hauts-de-France pouvoir sur le formidable pole de l’institut Jean-Baptiste Lasalle à Beauvais mais qui bientôt, si rien n’est fait, se retrouvera en première ligne de ces innombrables abjurations.
Notre Groupe les Républicains et Apparentés votera le vœu du Groupe UDI-Union centriste en ce qu’il traduit une situation très préoccupante et qu’en bout de chaîne c’est bien l’emploi qui risque d’en souffrir et cela, nous le refusons !

Vis ma vie d’Artisan

Ce matin, j’ai souhaité participer à la Semaine Nationale de l’Artisanat et l’opération « Vis ma vie d’Artisan ».

J’ai eu le plaisir et l’intérêt d’échanger avec de nombreux artisans du Vexin qui font le quotidien des habitants de notre région:
  • Monsieur Harrois Christophe de Harrois Espaces Verts à Thibivillers
  • Monsieur Vico Jérémie du garage Vico de Chaumont-en-Vexin
  • Madame Laetitia Dorey de salon de coiffure Espace Création Laetitia de Chaumont-en-Vexin
  • Madame Catherine Morel de salon esthétique Beauté détente de Chaumont en Vexin
Nous avons pu échanger sur de nombreux sujets, notamment sur les incertitudes à venir pour l’année 2016 en terme de clientèle ou de carnets de commande. Bien que plutôt en bonne santé, l’artisanat du Vexin connait des résultats en dents de scie.
 
Cette opération est une occasion privilégiée pour les élus de prendre le pouls de ceux qui font le quotidien des habitants de la région. 
 
Concurrencés par les services entre particuliers, les artisans se professionnalisent de plus en plus pour apporter une vraie plus-value à leurs clients. Ils doivent dès lors faire face à de vraies problématiques de recrutement pour trouver des salariés et notamment des apprentis qui puissent correspondre à leurs besoins. Dans de nombreux cas, les salariés ne sont pas formés aux métiers à pourvoir. Les artisans rencontrés ont aussi évoqué l’ingratitude persistante notamment chez les jeunes apprentis qui profitent des formations dispensées au sein de l’entreprise puis décident de la quitter une fois le savoir acquis. 
 
Par ailleurs une des inquiétudes majeures des artisans concerne les mises aux normes souvent totalement démesurées par rapport aux moyens dont disposent les entreprises. 
 
Enfin, nous avons pu faire le constat qu’il ne manquait pas grand chose pour que chacune des entreprises visitées recrute un salarié supplémentaire mais la pesanteur administrative et les risques financiers en cas de mauvais recrutement sont sans aucun doute les freins les plus importants à l’emploi.
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Succès pour l’opération « Région, j’écris ton nom »

La fusion du Nord Pas-de-Calais et de la Picardie est l’occasion unique de donner un nouveau nom à notre région. Il est vrai que ni l’une ni l’autre des deux régions ne jouissent d’une très bonne image à travers le pays. Quoi de mieux pour repartir sur de meilleures bases qu’un nouveau baptême ?

Notre région est la plus jeune de France. Avec un habitant sur trois en dessous de 25 ans, notre équipe régionale a souhaité qu’il revienne aux jeunes lycéens de choisir le nom de leur région.

Le nom devant être trouvé pour notre séance plénière du 14 mars, nous avons organisé la grande consultation dans des délais très courts, du 22 février au 4 mars. La plupart des chefs d’établissement ont répondu favorablement à cette consultation et ont procédé de façon totalement autonome à des sondages, des réunions de travail ou d’autres rencontres pour solliciter les élèves.

Par ailleurs, les Conseillers Régionaux se sont fortement impliqués dans cette opération en intervenant directement au sein des lycées volontaires.

J’ai notamment pu venir à la rencontre des lycéens de Félix Faure, Paul Langevin ou encore du Saint-Esprit à Beauvais. L’accueil formidablement chaleureux du personnel des établissements mais également des élèves a fait de cette opération une vraie réussite. Sous forme de grandes réunions comme dans le Lycée Félix Faure, ou en échanges resserrés avec les délégués de classe comme à Paul Langevin ou au Saint-Esprit, les élèves se sont particulièrement impliqués et ont été sensibles à notre visite. C’est d’ailleurs pour la quasi-totalité d’entre eux la première fois qu’il rencontrait un élu régional, l’occasion d’aborder d’autres thèmes comme leur orientation professionnelle ou même la politique en générale.

Parmi les nombreuses propositions des lycéens, des suggestions originales comme « Chticardie / Nordcardie » ou plus classiques « Nord » ont été débattues en prenant en compte l’héritage historique, culturel et économique de notre région. Les jeunes élèves déjà tournés vers le monde ont bien noté l’importance d’avoir un nom « facile à exporter et à prononcer en Anglais ». Les lycéens du Beauvaisis, davantage tournés vers Paris, se sont dits eux prêts à abandonner les mots Nord et Picardie.

C’est finalement « Hauts-de-France » qui semble faire consensus. Valorisant pour certains, facile à prononcer et à repérer pour d’autres, les nombreux lycéens semblent avoir fait leur choix. Reste à savoir si ce choix sera le même que leurs camarades du Nord!

Dans l’exercice de mes responsabilités régionales, j’ai également profité de ces visites d’établissements pour faire un point avec les proviseurs mais également l’ensemble du personnel sur les thèmes qui touchent directement la région, à savoir l’entretien ou encore les politiques éducatives comme par exemple, les échanges internationaux aujourd’hui nécessaire pour la jeunesse.

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Pour la consultation sur le nom de la région qui aura lieu en février j’appelle à voter Hauts-de-France

hauts de france

Xavier Bertrand, nouveau Président de la Région Nord Pas-de-Calais Picardie, a annoncé ce matin qu’il organiserait en février une consultation pour le nom de la région.

Le choix du nom de la région est un élément déterminant pour notre avenir. C’est un peu comme l’appellation d’un nouveau-né : il doit faire le consensus entre les deux parents car on ne peut pas revenir en arrière. Il doit synthétiser de manière brève, si possible, ce que nous sommes et ce que nous aspirons à devenir.

Le nouveau nom de la région marquera notre identité. C’est par ce nom que rayonnera notre territoire sur le plan national mais également international.

L’appellation actuelle Nord Pas-de-Calais Picardie présente de nombreux défauts, en commençant par celui d’être trop long. Pour les férus d’histoire, beaucoup disent qu’elle est représentative de nos deux anciennes régions mais c’est oublier qu’à l’origine, la quasi-totalité de l’Oise ne faisait pas partie de la Picardie. Enfin, cette nouvelle grande région devant se débarrasser de la mauvaise image dont elle est victime, quoi de mieux qu’un changement de nom pour lui redorer son blason?

Notre région dispose de formidables atouts qu’il s’agit de mettre en valeur dans ce nouveau nom.

Pour incarner ce renouveau dont nous avons besoin, je souhaite que notre région épouse le nom audacieux, mélodieux et symbolique de « Hauts-de-France ».

Hauts-de-France c’est d’abord une signification géographique essentielle qui assure une réelle identité territoriale.

Hauts-de-France c’est la garantie que notre région est facilement prononçable par tous et qu’elle restegravée dans l’esprit des Français mais également de nos amis étrangers.

Hauts-de-France est le signal fort de la volonté de notre région à redevenir le fer de lance de notre pays grâce à ses nombreuses ressources.

Hauts-de-France est l’occasion unique pour nos deux anciennes régions de partir unies en se rangeant derrière un seul et même étendard.

Hauts-de-France est enfin le rappel indispensable que notre région a marqué l’histoire de notre pays et qu’elle mérite de porter fièrement son nom, la France.

Pour toutes ces raisons, je m’engage avec une immense ferveur à défendre le nom de Hauts-de-Francepour que les 6 millions d’habitants de notre région puissent porter haut et fort ce nom qui les ressemble et qui les rassemble !