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Je serai le candidat de la force du terrain

Madame, Monsieur,

Cher(e) ami(e),

J’ai décidé de présenter ma candidature aux élections législatives des 11 et 18 juin prochains pour devenir, avec votre confiance, votre Député.

Ayant grandi ici en Picardie et plus particulièrement à Beauvais, j’aurai 28 ans le 14 juillet prochain. Je suis salarié d’une entreprise française née beauvaisienne et spécialisée dans l’aménagement urbain, où j’exerce le métier de chargé de développement.

Depuis mon enfance, je suis très attaché à notre circonscription et aux communes qui la composent. J’y ai fait du sport, appris la musique, parcouru ses manifestations locales ou encore participé à la vie de ses nombreuses associations. Ses atouts, je les revendique fièrement. J’aime son caractère rural et la beauté de ses paysages que vous connaissez. J’aime son dynamisme grâce à ses nombreux acteurs locaux. Conscient que vos aspirations dans le nord du canton de Grandvilliers sont différentes de celles du sud du canton de Chaumont-en-Vexin ou du Beauvaisis, je serai le Député de chacune et chacun d’entre vous, sans exception.

Les élections présidentielles qui viennent de s’achever ont montré un grand désir de renouvellement des pratiques politiques et la volonté profonde manifestée par les électeurs d’un changement de génération. C’est pour respecter ce souhait exprimé démocratiquement que Jean-François Mancel, notre Député sortant, a fait le choix de ne pas se représenter. Vous connaissez bien son action inlassable au service de notre territoire. Je salue sa décision et le remercie de tout ce qu’il a mis en œuvre pour vous aider dans votre vie quotidienne. Il m’a appris à respecter mon prochain et à aimer la France.

J’ai choisi d’être candidat en homme libre. Faute d’arguments, mes détracteurs parleront sans doute d’ « héritage » mais je tire au plus profond de moi-même mon engagement au service de mes concitoyens et de leurs attentes. Je ne vis pas de la politique et vous représenter n’est pas une décision que je prends à la légère, surtout lorsqu’il s’agit de mettre de côté mon actuelle profession qui me passionne et dont j’ai tant appris. Mais c’est bien parce que j’ai reçu clairement le message exprimé lors de l’élection présidentielle que je me présente, devant vous, avec toute ma sincérité.

Cette candidature est d’abord celle d’un homme d’action, comme je le suis sur le terrain à vos côtés depuis 2014, d’abord à Noailles comme conseiller municipal, puis comme Conseiller Régional des Hauts de France auprès de Xavier Bertrand. Pour moi, la politique doit parler à tous et ne doit en aucun cas être déconnectée des Français et de leurs préoccupations. Elle se vit chaque jour, au milieu de vous, pour vous représenter et faire porter votre voix.

Fidèle à mes valeurs et à vos côtés, je souhaite incarner cette nouvelle génération qui garantira concrètement votre sécurité, assurera l’avenir de vos enfants dans l’unité de la famille et rétablira enfin le plein emploi dans notre pays. C’est le sens profond de mon engagement.

Etre au clair sur les valeurs que l’on défend n’interdit pas, bien au contraire, de s’unir autour des sujets qui touchent à l’essentiel. La lutte contre le terrorisme, la place de la France dans le monde, la défense de notre agriculture et la protection de nos ainés sont autant de causes qui méritent d’être portées par tous avec détermination, quelle que soit notre sensibilité politique.

Depuis 30 ans, les Français ont changé alors que les responsables politiques sont restés les mêmes. Si l’on veut renouer le lien entre la politique et les Français, il est temps qu’elle se modernise et qu’elle soit exemplaire. Je crois que la politique ne doit plus être une carrière, qu’il faut limiter les mandats, réduire le nombre des parlementaires et des membres du gouvernement ainsi que leurs privilèges comme le régime des retraites qu’il faut aligner sur le régime commun. Dans mon action quotidienne, je vous rendrai régulièrement des comptes sur mon action locale et nationale grâce à un contact permanent notamment via les réseaux sociaux. Je m’imposerai la transparence dans l’exercice de mon mandat, créerai un « Conseil de circonscription » représentatif des habitants de notre territoire et organiserai des consultations régulières sur les projets soumis à l’Assemblée Nationale.

Pendant cette campagne électorale, je donnerai toute mon énergie pour vous redonner confiance en la politique en vous proposant des solutions concrètes issues du terrain, de la force du terrain.

Comme je le fais depuis le début de mon engagement public, je viendrai à votre rencontre dans chacune de nos communes lors des prochaines semaines. J’ai déjà hâte d’échanger avec vous, simplement et directement, et j’espère pouvoir compter sur votre soutien comme vous pourrez toujours compter sur le mien.

Bientôt les législatives: pour une République enfin exemplaire !

 

Alexis de Tocqueville observe dans « De la Démocratie en Amérique » qu’un régime démocratique gouverné par des élus sans légitimité et probité est aussi détestable qu’une monarchie absolue.

 

Jamais le contexte économique n’aura été aussi tendu, appelant de la part de l’Etat à une réduction de ses dépenses et de la part des Français à des sacrifices supplémentaires. Il faut, leur dit-on, « se serrer la ceinture ». Or, comment redresser un pays dont les futures générations sont condamnées à vivre à crédit ? Pour autant, en exigeant un effort supplémentaire des Français, sans s’y soumettre eux-mêmes, les responsables politiques commettent une faute morale.

 

534 et 183, c’est en millions d’euros ce que l’Etat verse chaque année respectivement à l’Assemblée nationale et au Sénat pour la rémunération de leurs membres et le fonctionnement des assemblées. Sans compter le fonctionnement et la gestion du régime spécial de retraite des parlementaires. Il est ainsi vital que nous réorganisions notre fonctionnement parlementaire, en créant notamment un véritable statut de l’élu. Ce statut devra s’articuler autour de trois axes principaux : réduction du nombre de parlementaires, encadrement du cumul des mandats dans le temps, suppression du régime spécial des retraites des parlementaires.

 

Réduire le nombre de députés à 400 et de sénateurs à 150, c’est le préalable à toute réforme. Quand un pays de plus de 320 millions d’habitants, les Etats-Unis, peut être efficacement gouverné par 480 représentants et 80 sénateurs, un pays de moins de 70 millions d’habitants, la France, peut s’en passer de 577 députés et de 348 sénateurs. Ainsi, d’une part, nous accroitrions l’audibilité des élus et leur légitimité, tout en faisant des économies dans le fonctionnement des assemblées parlementaires.

 

Encadrer le cumul des mandats dans le temps ensuite. Une République dont les assemblées ne se renouvellent réellement que tous les 20 ans – et encore, ce n’est pas une démocratie mais une aristocratie. Il faut une véritable incitation au renouvellement politique, qui ne peut se faire sans changement des pratiques et donc des visages. Ainsi, un parlementaire ne doit pouvoir qu’effectuer plus de trois mandats consécutifs (c’est-à-dire 15 ans). Il ne doit pas pouvoir se représenter une quatrième fois d’affilée.

 

Supprimer le régime spécial des retraites des parlementaires enfin. Un élu, c’est un citoyen comme les autres, ni plus ni moins. Et pourtant, lorsqu’un citoyen cotise 1€, il touchera 1,5€ au titre de la pension de retraite s’il est salarié, 2€ s’il est fonctionnaire. Tandis que le parlementaire cotisant 1€ touchera 6,1€ au titre de sa pension de retraite. C’est pourquoi, la prochaine réforme des retraites devrait comporter la suppression de tous les régimes spéciaux de retraites, y compris celui des parlementaires. A ce titre, il doit être traité comme tout citoyen lambda et être affilié au régime de retraite de droit commun. C’est un préalable indispensable pour que les Français reprennent confiance en ceux qui les gouvernent et représentent.

 

Il faudra par ailleurs que les anciens présidents de la République et certains anciens ministres cessent de bénéficier indéfiniment des avantages faramineux qui sont les leurs (bureaux, véhicule, chauffeur, garde…). La sécurité et le confort de notre personnel politique doit avoir des limites raisonnables. Faire de la France le plus exemplaire des pays, voilà l’ambition vers laquelle nous devons nous tourner.

Ma réaction suite au 1er tour de l’élection présidentielle

« Je pense d’abord à tous les amis fidèles qui ont soutenu la droite et le centre jusqu’au bout. Je souhaite les remercier du fond du cœur. Je me suis engagé pleinement dans cette campagne pour les représenter et défendre nos valeurs. C’est un échec et la déception est profonde.
Il est néanmoins nécessaire de prendre position le plus clairement possible.
Militant ou élu, je me suis toujours battu et fermement opposé au parti de l’extrême, dont la seule ambition est d’entretenir le mal des Français pour prospérer. Nous l’avons toujours battu en proposant des solutions concrètes comme nous le faisons à la région Hauts-de-France.
Dans cette campagne étrange, Emmanuel Macron a su incarner le renouvellement attendu de la classe politique par les Français. En dépit de certaines divergences sur son programme, c’est un sentiment que je partage profondément. C’est pourquoi je voterai pour lui au 2e tour de la présidentielle. Je continuerai de porter ces valeurs et à travailler pour que les français retrouvent confiance en la politique. »

Une défection de plus du parti de la peur

Ce matin, j’ai assisté à la démission de Florence Italiani du groupe Front National au Conseil Régional des Hauts de France.

J’ai de bons rapports avec Florence Italiani même si nous ne sommes pas toujours d’accord.

Dans ses yeux, j’ai vu la déception et la frustration. Ce sont les mêmes sentiments qui guettent les électeurs du Front National s’ils arrivent au pouvoir. Ce parti de l’extrême qui fait de la peur des habitants son fonds de commerce n’en est pas à sa première défection. C’est déjà la deuxième au sein de la région Hauts-de-France.

Ce parti de l’extrême qui préfère enfoncer le clou du désamour entre les Français et la politique en parachutant des candidats apparatchiks qui n’ont jamais mis les pieds sur le terrain et ne connaissent pas les problèmes que rencontrent les habitants.

Ces démissions multiples, des élus aux militants, prouvent une fois encore le vrai visage du Front National : un parti obscure qui ne respecte ni ses élus ni ses électeurs.

Ces démissions successives ne feront certainement pas les affaires de Madame Le Pen. Encore faut-il qu’elle siège de temps en temps à la région pour en faire le constat…

Son successeur ferait bien de se rendre dans les rangs des spectateurs de la séance du Conseil Régional, au moins il pourrait en apprendre un peu sur la région et les solutions que nous apportons pour répondre concrètement aux problèmes des habitants.

OUI, les Hauts-de-France attirent les investisseurs !

OUI, les Hauts-de-France attirent les investisseurs !
Notre région se classe 2e pour le nombre d’emplois créés ou sauvegardés grâce à l’apport des sociétés étrangères.
C’est notamment sur les projets industriels et logistiques que notre territoire se distingue.
Pas vraiment étonnant car le savoir-faire de ses habitants rayonnent à travers le monde.
Nous pouvons en tirer deux enseignements:
1. Le secteur industriel est loin d’être abandonné et bien au contraire, il faut investir massivement dans l’innovation.
2. Toute tentative de fermeture de nos frontières et de repliement sur soi conduirait notre région à la ruine. A bon entendeur pour l’élection Présidentielle !
Cliquer sur l’image pour lire l’article:
alexis mancel xavier bertrand

Bonne orientation !

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Pensées pour les 250 000 élèves lycées de la région Hauts-de-France qui jusqu’à ce soir, choisiront leur orientation.

C’est une décision importante mais malgré tout relative.

Je suis persuadé que le monde d’aujourd’hui nous invite et nous incite à constamment apprendre, à nous former sans cesse aux évolutions exponentielles de notre société.
Le temps des carrières longues est révolu et les lycées de la promotion 2017 savent déjà qu’ils changeront plusieurs fois de voies. Il est fort possible qu’ils échoueront mais pas d’inquiétude, l’échec est formateur. Ils se relèveront pour trouver in fine leur place. Ils y forgeront un savoir faire dont ils seront les seuls propriétaires.
L’Etat je l’espère saura les accompagner en les libérant, en les soutenant et en les formant perpétuellement car ils devront sans cesse s’adapter aux métiers de demain.
C’est aussi à nous, élus régionaux, de nous mobiliser à leurs côtés car notre plus grande responsabilité reste de leur garantir un meilleur avenir que le notre.

Banlieues : remettons sur pied l’ordre républicain !

 

Ce n’est pas en se contentant d’injecter des milliards d’euros dans les banlieues, à chaque fois que celles-ci s’embrasent, qu’on réglera les problèmes. A chaque émeute, à chaque provocation des casseurs et des délinquants, la République plie le genou et sort son chéquier. Or, cela relève du pansement thérapeutique mais ne ramène ni la sécurité dont les habitants ont tant besoin, ni ne vient à bout du chômage de masse dont sont victimes les quartiers populaires.

En cassant tout sur leur passage, les délinquants, protégés qu’ils sont par l’angélisme du système pénal, ne portent pas seulement atteinte aux biens d’autrui, mais défient toujours un peu plus l’autorité de la loi et l’ordre républicain.

C’est une réponse d’ensemble qu’il est nécessaire d’apporter à ce phénomène qui mine la jeunesse depuis tant d’années.

Il convient tout d’abord de revoir notre modèle éducatif. Les casseurs et les délinquants sont avant tout des décrocheurs qui désertent l’école et s’enfoncent dans la violence du quotidien. Il faut que l’école, dès la primaire, leur apprenne les fondamentaux et, dès le collège, leur offre toutes les possibilités de l’épanouissement personnelle, notamment en développant et valorisant les filières professionnelles des le plus jeune âge. C’est sans oublier le rôle crucial des parents car si l’école enseigne, ce sont les parents qui inculquent les valeurs sociales sans le respect desquelles il n’y a pas de vivre-ensemble. Il est donc impératif de responsabiliser les parents par un accompagnement approprié et des dispositifs innovants.

Aussi, il faut à la France une justice digne de ce nom. Avec un système pénal impuissant pour sanctionner, la justice est incapable de faire respecter l’autorité de la loi et participe au sentiment plus qu’avéré d’impunité. A qui la faute ? Non pas aux magistrats et aux personnels de justice qui font un travail respecté mais plutôt au manque de moyens cinglant dont ils disposent.

À cela s’ajoute une justice à géométrie variable due aux carences de clarté et de fermeté de notre arsenal législatif. Il faut d’une part recruter plus de magistrats et accorder à la justice les moyens nécessaires à son action (le TGI de Bobigny n’a même pas de quoi se procurer du papier).
Il va sans dire que le nombre limité des places de prison ne fait qu’accroitre les mesures d’aménagements de peine et qu’il convient de lancer un véritable plan de construction de places de prison, pour la réalité de la sanction et pour la dignité des détenus.

C’est seulement à ce prix que l’on peut remettre sur pied l’ordre républicain. Investir des milliards sans un système éducatif efficient et une chaîne pénale cohérente relève trout simplement de la gabegie.

Il faut ajouter que la politique de ville ne doit pas être exclusivement tournée vers les villes et les quartiers.
La France rurale, c’est-à-dire la majorité du territoire nationale, est sans cesse reléguée au second plan : dernière à être dotée en haut débit, dernière à bénéficier des rares programmes de lutte contre le chômage et dernière sur la liste des projets de développement des réseaux de transports routiers et ferroviaires.
Une politique de la ville ne peut exclure des millions de nos compatriotes, alors que ces derniers ont autant droit que les habitants des grandes villes aux pans de développement. Peut-être est-ce parce qu’ils ne manifestent pas, ne cassent pas et ne bafouent pas les lois…

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